Profil

Artiste et Infographiste basé à Paris, je développe une pratique nourrie par le dessin, la photographie et la création d’images numériques. Passé par les Ateliers des Beaux-Arts, diplômé en architecture et infographiste 3D depuis plus de quinze ans, je travaille au croisement de plusieurs disciplines visuelles.

Curieux et ouvert à l’expérimentation, j’explore régulièrement de nouveaux médiums. Après une année dédiée au cyanotype, j’ai récemment intégré le dessin au plotter à ma recherche artistique. J’y vois un outil simple en apparence, mais capable de produire des narrations visuelles sensibles et inattendues.

Mes œuvres s’articulent autour du dialogue entre formes organiques et géométriques, jouant sur la lumière, la densité et la vibration des lignes. À travers cette approche, je cherche à créer des images poétiques.

 

Artist and Graphic Designer based in Paris, I develop a practice informed by drawing, photography, and digital image-making. Having studied at the Beaux-Arts workshops, graduated in architecture, and worked as a 3D graphic designer for over fifteen years, I have consistently operated at the intersection of multiple visual disciplines.

Curious and open to experimentation, I regularly explore new mediums. After dedicating a year to cyanotype, I recently incorporated plotter drawing into my artistic research. I see it as a tool that appears simple, yet is capable of producing sensitive and unexpected visual narratives.

My work revolves around the dialogue between organic and geometric forms, engaging with light, density, and the vibration of lines. Through this approach, I aim to create poetic images.

Expositions

2026 Salon de printemps Mars 2026 - Carquefou / Nantes / 13 au 25 mars 2026 / La Fleuriaye

2025 Salon de Charenton Espace Art et Liberté / 11 décembre au 21 janvier

2025 Exposition "Bic en Couleurs" / 16-22 octobre / Galerie Kiff & Marais Paris

2024 Salon de Charenton Espace Art et Liberté / 12 décembre au 25 janvier

Articles

Sélection de dessins / Démarche

Cette sélection de dessins reflète mon approche multidisciplinaire, où abstraction et figuration coexistent. Des grilles, courbes et lignes fluides au tramage (halftone), chaque pièce explore le dialogue entre processus numériques et expression analogique.
À travers la couleur, le rythme et la texture, j’expérimente des techniques qui génèrent des sensations visuelles et des abstractions poétiques — toujours guidé par la curiosité et le désir de transformer même les outils les plus simples en nouvelles possibilités créatives.

J’ai regroupé quatre thématiques réalisées au penplotter : forêts, paysages, abstractions et portraits, afin d’illustrer les multiples variations possibles autour d’un même sujet, à travers des approches et des outils différents. En couleur ou en monochrome, chacune raconte sa propre histoire.

Quelle est la croyance, l’idée ou l’intuition qui guide ton processus créatif ?

Je pense qu’on ne peut pas être artiste sans curiosité — il faut savoir écouter à la fois en soi et autour de soi. La créativité est partout, mais il faut être ouvert et attentif pour la percevoir.
Ce que j’imagine, la musique que j’écoute, mon humeur, mes lectures ou même la lumière des saisons influencent mon travail. Je définis des paramètres simples — une couleur, une forme, une émotion ou un médium — puis je laisse le processus se déployer.
Comme le disait Pierre Soulages : « C’est ce que je fais qui m’apprend ce que je cherche. »

Peux-tu nous raconter comment tu as découvert l’art mixte et ce qui t’y a attiré ?

J’ai toujours été fasciné par le lien entre les médias numériques et analogiques. J’ai réalisé de nombreux cyanotypes — ancêtres de la photographie — à partir de photos numériques ou d’images générées par ordinateur, en peignant des masques issus de motifs génératifs.

Il y a un an, j’ai commencé à utiliser un penplotter : c’est comme donner un bras à mon ordinateur. En cherchant à créer des fichiers SVG, j’ai rapidement réalisé qu’il existait une infinité de façons d’y parvenir. J’ai appris Processing, p5.js et Python. Le code est devenu un nouvel outil créatif : je définis les règles, observe chaque itération, puis sélectionne celle qui sera tracée.
J’aurais aimé découvrir plus tôt l’histoire et le travail remarquable de Vera Molnár.

Qu’est-ce qui définit ton style ou ton approche créative, et comment y es-tu parvenu ?

Je ne vois pas le style comme quelque chose de figé — être réducteur limiterait ma curiosité. Je préfère me surprendre chaque jour. Je serais malheureux d’être enfermé dans une « niche » et de répéter indéfiniment le même travail.

Même si je compose principalement en format carré depuis quelques années, j’envisage désormais de m’en échapper pour explorer le format paysage. L’équilibre entre abstraction et figuration me questionne en permanence. Mon approche repose sur l’exploration, non sur l’enfermement dans un style unique.

Comment débute généralement un projet chez toi ? As-tu un rituel ou une structure particulière ?

Je n’ai pas de rituel strict, mais je prépare le terrain et sème des graines d’inspiration. Je transporte toujours un petit carnet Moleskine pour noter idées, croquis, citations et références — ou j’utilise mon ordinateur.

Mon disque dur « Arts » est organisé en trois dossiers : Inspiration, Projets et Portfolio — ce qui entre, ce sur quoi je travaille et ce qui en sort. Travailler dans l’un ou l’autre de ces espaces déclenche toujours de nouvelles idées, même si elles ne sont pas immédiatement concrétisées. C’est un processus continu, aux ramifications multiples, en attente d’être prolongé.

Quels outils ou technologies utilises-tu le plus, et comment influencent ils ton langage visuel ?

Le choix des outils et des technologies est guidé par l’histoire que je veux raconter — mais parfois, c’est l’outil lui-même qui inspire le récit. Depuis un an, je combine techniques traditionnelles et penplotter. Chaque médium a ses propres règles, et maîtriser un processus demande du temps.

Par exemple, coder le comportement d’un pinceau aquarelle — comment il se recharge après une certaine distance — dans des dessins SVG m’a demandé des mois de tests. Le dessin doit aussi être adapté à un pinceau de 4 mm : pas de lignes trop fines, laisser de l’espace pour que l’aquarelle puisse créer naturellement ses dégradés. Ou encore simuler une pression constante d’un crayon au fur et à mesure que la pointe s’use.

Mes compétences en modélisation 3D me permettent de concevoir et d’imprimer des accessoires personnalisés pour chaque médium, que je partage librement avec la communauté. Je trouve Processing particulièrement accessible pour commencer à coder en local avec une bonne gestion du SVG. Ensuite, p5.js et Python offrent encore plus de possibilités. J’utilise déjà quotidiennement des logiciels 2D, 3D et d’animation.

Penses-tu qu’il existe une scène forte autour de l’art génératif ? Que souhaiterais-tu voir évoluer ?

Je suis encore nouveau dans le monde de l’art génératif, il est donc difficile d’en mesurer la force, mais il est clairement en pleine croissance. L’art génératif me semble être un médium à part entière, comme l’aquarelle ou le dessin.

Sa polyvalence — numérique ou physique, 2D, 3D ou vidéo — crée des ponts entre des artistes issus de disciplines très différentes, ce qui en fait un outil précieux pour de nombreux créateurs. Je m’interroge aussi sur l’impact de l’IA : avec des outils comme GPT, le débogage du code devient presque instantané, libérant du temps pour l’exploration et le storytelling.

Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui souhaite se lancer dans l’art génératif ?

Comme pour toute technique, il faut commencer par apprendre les bases : regarder des tutoriels, reproduire, expérimenter et surtout — prendre du plaisir. Ne soyez pas timide, posez des questions : la communauté du penplotter est très accueillante et généreuse, et je réponds toujours avec plaisir.

Si vous voulez vous lancer dans le pen plotting, investissez directement dans une machine de qualité comme une Uunatek ou une Idraw. Elles coûtent plus cher, mais font gagner beaucoup de temps et évitent les frustrations — les machines bon marché sont souvent très limitantes (j’en ai eu trois avant d’en acheter une sérieuse, et j’aurais aimé qu’on me le dise plus tôt). De plus, un bon produit se revend toujours plus facilement qu’un mauvais.

Pour tout débutant en art, souvenez-vous :
« Vous n’avez pas besoin d’être excellent pour commencer, mais vous devez commencer pour devenir excellent. » (Zig Ziglar)

Si vous attendez d’être « prêt », vous ne commencerez jamais. Faites simplement le premier pas, et si vous êtes fatigué, apprenez à vous reposer, pas à abandonner. 

Je peux publier un dessin par jour pendant dix mois, parfois en produisant huit œuvres en un week-end pour les diffuser plus tard. Mais à un moment, j’ai besoin de m’arrêter et de me ressourcer. Accepter cette pause est essentiel : ce n’est pas un échec, c’est une partie du processus. Trop de personnes abandonnent au lieu de se reposer.

Au fond, la créativité est une affaire d’optimisme et d’amour. Et dans le monde bruyant et chaotique d’aujourd’hui, la mission de l’artiste est peut-être justement de trouver et de partager une vision personnelle de la beauté.

Copyright ©. Tous droits réservés.

Nous avons besoin de votre consentement pour charger les traductions

Nous utilisons un service tiers pour traduire le contenu du site web qui peut collecter des données sur votre activité. Veuillez consulter les détails dans la politique de confidentialité et accepter le service pour voir les traductions.